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03/30/2013

 

Patrice et le CASS

 

 

 

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FOOTBALL SUISSE - C'est la saison du travail foncier
(article paru dans le 24h du 14.01.2000)

Préparation adaptée à chacun

Dans le cadre du Service des sports de l'Université de Lausanne, le Centre d'analyse sport et santé propose différents tests et programmes pour affiner la mise en condition des joueurs

 

 

FRANçOIS RUFFIEUX

 

La pause estivale s'étant réduite comme peau de chagrin, c'est désormais en janvier-février que les équipes — du moins celles de ligue nationale — effectuent l'essentiel de leur travail foncier. Certains clubs n'hésitent pas à faire appel à des spécialistes étrangers pour cette période qui va largement conditionner les performances de toute une année. Mais si la Suisse n'est pas à la pointe des connaissances dans ce domaine, il existe pourtant quelques bonnes adresses, comme celle du Service des sports de l'Université de Lausanne.

En son sein, le Centre d'analyse sport et santé (CASS) a développé des méthodes d'entraînement qui, si elles étaient destinées en premier lieu aux étudiants, et plutôt de façon individuelle, ont rapidement suscité l'intérèt des clubs du canton, qu'il s'agisse de Vevey, du Stade Lausanne, du LS (équipes espoirs) ou encore d'Yverdon (LNA). «Je teste systématiquement tout nouveau joueur arrivant chez nous», indique ainsi Lucien Favre.

Aujourd'hui, on ne prépare plus une équipe en imposant les mèmes exercices à tout le monde. «La préparation doit ètre adaptée à chaque joueur. Les résultats de chacun sont analysés et on dégage ainsi des objectifs à atteindre; la progression est assurée», explique en substance Patrice Lüthi, responsable du secteur football au CASS.

La notion de récupération

Jusque-là, on évoquait surtout les tests de Cooper (autrement dit les fameuses douze minutes) ou de Conconi (recherche du seuil anaérobie). Désormais, le test de Probst (endurance-récupération) apparaît plus spécifique pour les joueurs de foot ou de hockey. «Il nous offre davantage de paramètres, notamment pour ce qui est de la récupération, un aspect évidemment très important», note Lüthi.

Les trois domaines essentiels travaillés au CASS sont :

1. L'en­durance (capacité aérobique), grâce à un fréquencemètre qui permet de calculer l'endurance moyenne et le niveau de récupé­ration (soit le test de Probst proprement dit).

2. L'explosivité (domaine musculaire), à l'aide de programmes spécifiques.

3. La vitesse, avec différentes mesures sur des démarrages (10, 20 ou 30 mètres).

«En Suisse, c'est Jean-Pierre Egger qui a ouvert la voie, pré­cise Patrice Luthi (par ailleurs li­cencié en biologie). Mais pour ce qui est des clubs de football, par exemple, notre pays se situe encore en retrait. Notamment pour des questions d'encadre­ment et d'infrastructures.»

Cela dit, le CASS reste atten­tif à ce qui se fait à l'étranger, dans un domaine en constante évolution. «Il existe d'autres ten­dances, comme ce que nous appelons «l'intermittent», par exemple, que nous utilisons par­tiellement et avec précaution, car il est dur pour les articula­tions. Ce qui nous paraît très im­portant, c'est d'ètre à l'écoute des entraîneurs et des joueurs puis, une fois le travail effectué, d'assurer un suivi durant la sai­son.»

Pour le test de Probst, par exemple (d'autres tests sont pro­posés sur demande), son analyse et des propositions d'entraîne­ment, le CASS demande la somme de 360 francs à une équipe de 18 adultes (250 francs pour les juniors). Les tests du­rent nonante minutes. Celles et ceux qui souhaitent affiner leur préparation auraient certaine­ment tort de s'en passer.

UTILE  
Renseignements auprès du CASS au (021) 692 21 50.

 

 

 

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